S’appuyant sur son programme issu des élections de mars 2020, la majorité municipale conduite par Frédéric Parre a élaboré une feuille de route, fixant ainsi le cap de l’action jusqu’en 2026. Les objectifs : favoriser l’épanouissement de chacun et répondre aux défis actuels et ceux de demain.


EN FOCUS…

Aujourd’hui à Tournefeuille, comme partout en France, le constat est le même : de plus en plus de Français ont des difficultés à se soigner. Certains finissent par renoncer aux soins. D’autres paient trop chers un accès aux soins mal remboursé. Afin de répondre à cet enjeu de société, la Ville de Tournefeuille et le CCAS ont travaillé à la mise en place depuis janvier 2025 d’une mutuelle communale, en négociant des tarifs avantageux. Avec un objectif clairement affiché : faciliter un accès aux soins pour tous.

Interview de Maryline Rieu, adjointe au Maire déléguée à la solidarité

POURQUOI PROPOSER UNE MUTUELLE COMMUNALE ?
“La récente crise sanitaire a montré que les Villes étaient des acteurs majeurs de la santé sur le plan local. C’est pourquoi nous avons décidé à Tournefeuille de lever un nouveau levier, au service des habitants mais pas seulement, de se montrer proactifs pour réduire les inégalités sanitaires. Car chacun doit pouvoir accéder aux soins et aux actions de prévention. Une mutuelle communale, c’est aussi une action sociale en permettant d’alléger le budget santé des administrés et donc de leur redonner du pouvoir d’achat. Elle apporte bien sûr et avant tout une solution santé adaptée aux revenus modestes. Quand on perçoit une petite retraite, qu’on élève seul(e) des enfants, qu’on est victime d’un accident de la vie, la problématique est la même : se soigner coûte cher. Nous avons donc souhaité à notre échelle mettre en place une mutuelle communale pour lutter contre
cette inégalité et permettre à chacun d’accéder au bien vivre et au bien vieillir. Faciliter l’accès aux soins, aux médicaments est une promesse de campagne et une demande de la part des habitants. Je suis ravie que ce soit désormais une réalité. Par ailleurs, les personnes âgées, isolées, ou qui se trouvent démunies devant la complexité des démarches auront un interlocuteur et pourront être accompagnées individuellement.”

QUEL IMPACT FINANCIER SUR LE BUDGET MUNICIPAL ?

“Le coût est nul pour la Ville, qui a un rôle d’intermédiaire, hormis l’étude des candidats par le CCAS lors de l’appel à partenariat et ensuite la mise à disposition d’une salle pour les permanences pour que la mutuelle vous reçoive. Seul l’administré est détenteur d’un contrat avec l’organisme mutualiste.”

LA VILLE A NÉGOCIÉ LA STABILITÉ TARIFAIRE À PARTIR DE 70 ANS. POUR QUELLE RAISON ?

“La Ville est attentive à ses séniors depuis longtemps, avec notamment les résidences autonomie, les ateliers dédiés dans les maisons de quartier, le repas des aînés et dernièrement un Forum Séniors. Ne restait plus que la question de la prise en charge de leur santé. Beaucoup de seniors renoncent à se faire soigner. Ce n’est pas étonnant quand on sait que le coût d’une
complémentaire santé représente une part substantielle de leur budget, du fait de la progressivité des tarifs liée à leur âge. Sans oublier que les retraités ne bénéficient plus de la participation de l’employeur et de tarifs collectifs d’entreprise privilégiés. C’est
pourquoi nous avons été attentifs à ce que les séniors puissent bénéficier de cette complémentaire santé communale au prix le plus juste.”

Des + qui font la différence

  • Un service prévention avec 2 professionnels de santé
  • Un service d’analyse pour les devis d’optique et dentaire
  • Des ateliers sur des thématiques en lien avec la santé
  • Possibilité d’obtenir un 2ème avis médical

Des conseillers à votre écoute lors des permanences

  • Uniquement sur rendez-vous au CCAS
  • Les dates des permanences sont à retrouver sur mairie-tournefeuille.fr
  • Possibilité de comparer les mutuelles lors de l’entretien avec un conseiller

L’aménagement de l’avenue du Marquisat (Métropolitaine 50) et de l’avenue du Docteur Maurice Grynfogel a commencé dès de le mois de juin, par la reprise de canalisations de distribution d’eau potable de la voie et des rues adjacentes. Le projet de l’aménagement de la M50 prévoit de rendre plus attractifs les transports en commun par la création d’un site propre au bus en voie centrale pendulaire. Focus sur l’un des projets structurants de ce mandat, d’un montant de 9,2 millions d’euros pour l’opération voirie sur Marquisat et Grynfogel.

2 questions à Bruno Lombardo, Adjoint au Maire délégué au patrimoine communal et aux travaux

3 ans de travaux… non ?

“Proposer une alternative plus responsable au “tout voiture”, c’est avant tout prévoir des aménagements adaptés afin que les habitants préfèrent utiliser le transport en commun. Mais cela est très compliqué structurellement et techniquement : il faut revoir tout le linéaire notamment au niveau des réseaux, le partage des espaces, garantir la sécurité de tous, en commençant par les piétons et les cyclistes. Les défis sont importants.”

Pour quelle finalité ?

“L’objectif est double, refaire cette voie très empruntée et très dégradée avec un nouvel éclairage à led solaire économe en énergie, mais avant tout permettre au bus d’être prioritaire avec sa voie dédiée. de ce fait, les passagers bénéficieront d’un gain de temps non négligeable et de nouveaux quais accessibles aux normes ; autant d’attractivité pour davantage de fréquentation et moins de voitures.

La fluidité pour tous sera retravaillée sur cette voie avec des aménagements spécifiques. Les piétons et les cycles auront également leurs voies réservées. Donc de longs mois d’importants travaux pour des améliorations qui donnent un nouveau cap sur les modes doux et les transports en commun plus responsables.”

Prochainement, la Ville avec Toulouse Métropole et Tisséo va favoriser l’extension du service de vélos partagés en libre-service VélôToulouse pour 2025 sur notre territoire.

Après des travaux qui vont s’étendre sur plusieurs années, Tounefeuille sera traversée par le REV n°8, via le boulevard Alain Savary, la rue du Petit Train, le chemin de Saint-Pierre, puis la route de Tarbes jusqu’à la sortie de Tournefeuille.
D’ici 2026, la portion entre le boulevard Savary et la rue du Petit Train (entre le lycée et le collège) aura été réalisée.